Le de chaque année, un Public Domain Day est organisé par l’association européenne Communia et l’Open Knowledge Foundation pour célébrer l’entrée de nouveaux dans le .

Cette initiative est remarquable, car comme il existe des journées du Patrimoine, il faut attirer l’attention sur l’importance de la notion de domaine public, grâce à laquelle les oeuvres se transforment en biens communs de la connaissance.

Cependant, le premier janvier est une date à laquelle nous sommes beaucoup à nous remettre des libations de la veille et il n’est pas aisé de rendre visible le domaine public à ce moment ;-)

Pour remédier à cette difficulté, l’un des membres de , Julien Dorra, a eu l’excellente idée de mettre en place un Calendrier de l’Avent du domaine public.  Il s’agira tous les jours du mois de décembre de vous proposer de découvrir l’un des auteurs qui entrent dans le domaine public en 2013.

Vous pourrez découvrir dès demain le premier auteur que nous avons retenu  sur cette page du site de SavoirsCom1. Un nouvel auteur sera révélé ensuite chaque jour,  jusqu’au premier janvier à minuit, où nous pourrons lever notre verre de champagne au domaine public !

N’hésitez pas à partager l’information sur vos réseaux ! Mais vous pouvez aussi participer plus directement et nous avons besoin de votre aide pour animer cet évènement tout au long du mois de décembre.

Nous avons d’abord besoin des juristes parmi vous pour identifier avec certitude les auteurs qui entrent cette année dans le domaine public. Vous trouverez ici sur Wikipédia (merci @K_rho !), ainsi qu’ici (merci @Joplam !) des listes d’auteurs décédés en 1942.

Si vous êtes capables d’identifier avec certitude parmi eux ceux qui entrent dans le domaine public au 1er janvier 2013, merci de nous le signaler en commentaire.

Source : Sketchtlex. CC-BY-NC-ND.

Le calcul des droits est en effet une chose complexe à effectuer. Si la règle de base veut que les oeuvres entrent dans le domaine public 70 ans après la mort de l’auteur, elle comporte de nombreuses exceptions.

Irène Némirowski par exemple est décédée en 1942, mais étant morte en déportation à Auschwitz, elle a été déclarée « Morte pour la France » et la durée de protection de ses oeuvres est allongée de 30 ans.

Par ailleurs, nous avons également besoin de vous pour nous aider à mettre en valeur et à faire découvrir ces auteurs. Si parmi ces listes, vous avez envie qu’un auteur figure dans le Calendrier de l’Avent, faites-nous parvenir en commentaire à ce billet un petit texte de présentation de son oeuvre, d’une longueur d’environ mille caractères.

Il peut s’agir d’un auteur connu, mais aussi de créateurs plus confidentiels que vous souhaiteriez mettre en valeur. Nous posterons alors votre texte dans le calendrier (sous licence CC-BY), en vous créditant pour votre apport.

Vous pouvez également suivre cet évènement sur Twitter et participer à la discussion en utilisant le hashtag #DP2013.

Une précision importante : les oeuvres des auteurs qui figureront dans ce Calendrier de l’Avent n’entreront dans le domaine public qu’au 1er janvier 2013 et pas au moment où nous les signalons sur notre site. Ce n’est qu’alors que les droits patrimoniaux s’éteindront et qu’il sera possible de les réutiliser.

Pour les plus créatifs d’entre vous, vous pouvez également préparer des interprétations, adaptations, traductions de ces oeuvres et les publierà partir du 1er janvier. N’hésitez pas à nous les signaler ; nous nous en ferons l’écho !

Le domaine public est essentiel par les libertés qu’il nous offre, mais celles-ci n’ont de sens que si nous les utilisons ! Le domaine public est aussi une chose fragile et menacée. Faisons-le vivre , soutenons-le et attirons l’attention sur son intérêt !

 

 

 

 

 

  1. Lirographe says:

    Voici, s’il reste de la place, ma modeste proposition :

    Erwin Schulhoff
    Le compositeur tchèque Erwin Schulhoff nait à Prague le 8 juin 1894. Mobilisé pendant le premier conflit mondial dans l’armée autrichienne, il devient par la suite communiste et farouchement anti-militariste (il mettra en musique le Manifeste du Parti Communiste en 1932).
    A la fois communiste, juif, homosexuel et avant-gardiste, Erwin Schulhoff avait tout pour être persécuté par le régime nazi. Il fait partie de la liste des « Musiciens dégénérés » à partir de 1938 et tentera de fuir la Tchècoslovaquie occupée en 1941. Il meurt de tuberculose 18 août 1942, dans le camp de concentration de Wülzburg en Bavière.
    Compositeur majeur de la première moitié du XXème siècle, il n’a pourtant été redécouvert par les mélomanes qu’à la fin des années 1980, notamment grâce au violoniste Gidon Kremer qui fera beaucoup pour faire connaître sa musique de chambre.
    Son œuvre reflète l’influence des principaux courants musicaux de son époque, atonalité, expressionnisme, néo-classicisme, impressionnisme, mais aussi dadaïsme, jazz et musique de variété.
    Compositeur innovant, il compte parmi les prédécesseurs de John Cage par une pièce entièrement silencieuse, In Futurum, issue de sa période dadaïste. Son ballet Ogelala (1925), œuvre dont l’intensité et la sauvagerie rappellent le Sacre du Printemps de Stravinsky et le Mandarin Merveilleux de Bartok, le place également parmi les précurseurs par son usage des instruments de percussion. L’un des épisodes de ce ballet (la Danse des crânes) est généralement cité comme la première pièce de l’histoire de la musique occidentale pour percussions seules, quelques années avant la fameuse pièce d’Edgar Varèse, Ionisation.
    Très intéressé par le jazz, il en intègre des éléments à son propre langage, notamment dans sa Hot Sonata pour saxophone et piano, ou son saisissant Concerto pour piano alla jazz, de 1923.

    Source : musicologie.org

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