L’archive ouverte américaine PLOS ONE connaît depuis plusieurs années des difficultés, avec notamment une dégradation constante de son facteur d’impact. Son modèle économique est pointé du doigt, qui repose sur le système auteur-payeur (1300$ à verser par article pour publier dans l’archive). Cette formule aurait transformé PLOS en une « cash machine » acceptant trop d’articles au détriment de la qualité. Mais PLOS ONE a une autre dimension, à ne pas oublier : les articles sont publiés sous licence Créative Commons CC-BY, ce qui permet d’aller plus loin que le seul Open Access et de constituer les articles scientifiques en un bien commun partageable et réutilisable. L’association entre les licences Creative Commons et les modèle de l’auteur-payeur n’est sans doute pas une formule soutenable, si elle doit conduire à une dégradation de la qualité du savoir scientifique. Mais les dérives de PLOS ONE ne devrait pas empêcher le mouvement de l’Open Access de promouvoir l’adoption des licences libres pour la publication des articles scientifiques dans les archives ouvertes, sans lesquelles la logique d’ouverture restera incomplète. http:// t.co / YBerYYvXvG