Changer les musées et les bibliothèques en propulseurs des biens communs

septembre 30, 2013 dans Débats, Les biens communs en action

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[Ce billet est initialement paru sur MIxeum, le blog de Samuel Bausson membre de notre collectif- Lien vers l'article original]

On voudrait bien…

Nous sommes nombreux dans les musées et les bibliothèques (Les GLAMs plus largement) à vouloir ouvrir nos structures, laisser les visiteurs à y prendre une place plus importante, à vouloir ouvrir nos contenus, et inciter les utilisateurs à se les ré-approprier.

Si nous partageons les mêmes objectifs, c’est plutôt le “comment” qui nous échappe. Nous éprouvons une difficulté à impulser les changements nécessaires pour y parvenir concrètement. Nous initions pourtant des opérations dites “participatives”. Mais elles sont bien souvent ni tout à fait ouvertes, ni tout à fait engageantes auprès de visiteurs sur lesquels le musée a tendance à vouloir  “garder la main”. Ces opération restent souvent sans impact profond dans l’intégration à part entière des visiteurs comme acteurs de la vie du musée, dans son déroulement, dans ses projets.

Problématiques d’aujourd’hui, méthodes d’hier

La difficulté à “passer à l’acte” vient en partie du fait que nous nous limitons souvent à réfléchir “entre nous” et à partir de “nous”. En restant confinés dans notre sphère “musées”, avec nos modèles de pensées (sur ce qu’est un musée, nos collections, nos “métiers”…) nous avons du mal à percevoir les changements profonds au niveau opérationnel, les changements de “politique d’établissement”, qu’impliquent ces “politiques des publics” que nous invoquons souvent, mais sans résultats probants. Malgré nos bonnes volontés, cette grille de lecture, et nos modèles d’évaluations, nous empêchent de dépasser vraiment nos logiques “vitrines” et de mettre en place de véritable dynamiques de co-constructions ouvertes, avec tous les acteurs concernés, pour redéfinir ce qui “fait musée”, ce qui “fait bibliothèque”„  ce qui fait culture commune aujourd’hui.

Et si on regardait ailleurs ?

Et si on s’inspirait d’avantage des communautés de partage de savoirs hors de nos murs ? Et si on ouvrait en grand la porte des musées aux communautés contributives ? Et si on adoptait leurs modes de fonctionnement pour faire évoluer les nôtres ? Et si on prenait une part active et engagée dans ces communautés ? Ça voudrait dire quoi ? Ça ressemblerait à quoi ?

Le web a son histoire propre et ses particularités d’usages : un copier-coller des pratiques en réseaux sur nos pratiques institutionnelles ne serait pas adapté et reviendrait à faire de l’internet-centrisme. Nous pourrions tout de même regarder de plus près comment fonctionnent ces communautés (en ne confondant pas Facebook et Wikipédia, en considérant celles qui sont réellement ouvertes, où les “règles du jeux” sont négociables par les contributeurs, où la valeur produite n’est pas captée mais appartient à tous et à personne en particulier). Nous pourrions mettre à jour, par contraste, ce qui peut faire défaut dans nos structures et imaginer comment nous pourrions adopter, et adapter, certains principes.

Certains penseurs, économistes ou philosophes, tels que BauwensJenkins, ou Stiegler en France, ouvrent des pistes stimulantes de réflexion dans ce sens. Ils étudient nos modèles économiques au sens large : ils abordent ce qui “fait société” à travers ses modes de productions, d’échanges et de relations entre les individus.

En s’inspirant des fonctionnements qui prévalent sur les réseaux ouverts, que ce soit en terme de co-production de contenus numérique (wikipédia…), ou bien dans la production de code (logiciels libres..), ils se demandent quels sont les mécanismes sous-jacents qui ne répondent pas aux modèles classiques de production et de diffusion.

Un ecosystème ouvert de contributions dans un “pot commun” distribué

En substance, le modèle qu’ils décrivent est basé sur la notion de réciprocité.  Une réciprocité de dons assurée par l’instauration d’un “bien commun” d’une communauté donnée. Chaque membre de la communauté bénéficie de ce bien commun (“”) et s’engage à le co-produire, à le faire fructifier, à le préserver. Chaque participant est connecté aux autres en réseau, de pair à pair, dans un écosystème organique (qui évolue en fonction des besoins émergents et des acteurs impliqués). Émerge une communauté d’intérêts partagés qui produit de la valeur ajoutée pour et par chacun. Le postulat pose qu’’une communauté de contributeurs s’attache naturellement à produire pour elle-même, ce dont elle a besoin et selon le meilleur “design” possible.

Ces types d’échanges sous forme de dons réciproques existent depuis toujours mais les réseaux numériques affranchissent les contributeurs des contraintes géographiques ou leurs permettent de “se retrouver” autour de niches d’intérêts partagés. Ils autorisent aussi une nouvelle échelle dans le partage en abondance des idées et des ressources numériques libérées du contrôle de la copie et de la diffusion par des producteur. Un contrôle du “débit” (tension entre l’offre et la demande) d’autant plus malvenu quand il s’exerce sur les productions créatives dont on devrait au contraire, faciliter la diffusion la plus large et la plus fluide possible.

Hors du périmètre “web”

Ces penseurs de “modèles décentralisés” se demandent dans quelle mesure ces modes de fonctionnement sont transposables dans le monde hors écrans, dans celui des objets et de nos activités quotidiennes. Ils proposent d’envisager une nouvelle économie “peer to peer”. Ils voient dans l’émergence de “tiers lieux” (espaces de co-working), de co-productions ouvertes (Fablabs, jardins ouverts…), de consommation collaborative ou de projets de recherche collaboratifs, des incarnations en germe de ces idées, des préfigurations de pratiques plus étendues à venir.

Ces modèles peuvent inspirer de nouvelles approches dans le fonctionnement de la plupart de nos organisations actuelles, que cela soit de l’entreprise, de l’industrie, de la ville ou bien des gouvernements, del’entreprise, de la monnaie, de l’énergie. de dévelopment durable… et donc de l’économie des échanges au sens large.

Le P2P face aux modèles actuels

Ces idées sont séduisantes parce qu’elles envisagent des pistes de sortie d’un système à “bout de souffle” et inadapté (du moins pour les fameux 99%). Un modèle économique de la rareté, ou à l’inverse de la surconsommation, pour créer un marché de profits maximisés.

L’émergence des “Communs” se heurte néanmoins aux modèles existants. Alors qu’elle peut s’articuler avec la logique de marché, l’économie collaborative en peer to peer s’oppose à la logique de compétition et de propriété individuelle du système capitaliste. Il faut d’ailleurs être vigilants face à la captation par les géants du web du “travail gratuit” de contributeurs qui ne négocient pas les conditions d’utilisation de services et produisent de la valeur qui n’a rien d’un bien commun.

De l’autre côté, les biens communs, produits par et pour les communautés, ne sont pas les équivalents des biens publics gérés, au nom du collectif et de l’intérêt général, par les services des collectivités ou de l’Etat. On constate les difficultés de ces insitutions à préserver nos ressources naturelles et à développer ces biens publics. Les institutions pourraient jouer un rôle de facilitation et de protection des biens communs produits sur leurs territoires.

La rétribution juste des contributeurs aux Communs reste une question essentielle encore en suspens. Le “retour sur investissement” peut se faire sous d’autres formes que financières (sociales, expériences, tests de nouvelles idées, prototypes, valorisations d’expertise…) et parfois de façon indirectes sous forme “d’externalités positives” (nouvelle création de valeur, incubation d’idées et d’opportunités, changements de modèles de production…). Au final, il faut que si chacun “y trouve son compte” en contribuant au bien commun. LaPeer-production-licence propose une solution dans ce sens en laissant la réappropriation du bien commun accessible aux non-contributeurs moyennant participation financière. D’autres estiment que les licences libres (sans restrictions, y compris de l’usage commercial) restent plus efficaces pour garantir la vitalité du bien commun.

Et les GLAMs ?

Cette notion de co-production en réseaux de pair à pair est particulièrement instructive quand on la met en vis-à-vis avec le fonctionnement de nos structures culturelles classiques.  (Je me suis essayé à ce petit exercice ici)

Comme pour beaucoup d’autres institutions, les principes de fonctionnements de nos bibliothèques et de nos musées ont été élaborés dans un contexte culturel et technique “pré-web” qui a beaucoup évolué depuis.

Dans ces structures, le rôle de chacun est préétabli, encadré par le haut et cloisonné sur les côtés dans un organigramme hiérarchique . La “chaine de commande” pour mettre en place une nouvelle offre est à sens unique.  Un projet d’exposition par exemple, impulsé par une direction, est ensuite formalisé avant de descendre les étages successifs de la structure en passant par celui des conservateurs, d’un comité scientifique, d’un chef de projet, d’un comité technique, des prestataires, des médiateurs, des agents d’accueil…. jusqu’aux visiteur-récepteur final.

Ce modèle descendant était sans doute adapté pour transmettre l’information et les décisions rapidement sans l’aide des techniques de communication actuelles. Il était le miroir d’une culture hiérarchique où “ceux qui pensent” et “ceux qui exécutent” ne sont pas les mêmes. Mais aujourd’hui ?

Ce fonctionnement limite, de fait, l’initiative, les croisements, la rétroaction, et le renouvellement. Les GLAMs n’ont pas la dimension “organique” des réseaux dans leurs ADN, d’où leur difficulté à adopter des solutions agiles, ouvertes, co-créatives,  et au final plus adaptées aux usages de leurs “usagers”.

Les musées changent… ou pas

Si je me réfère au musées (que je connais mieux) ce mode de fonctionnement “interne” n’est que le miroir d’une posture “externe” vers les publics, elle aussi à sens unique.

Le musée classique s’évertue à “diffuser” une “culture pour tous” vers un “grand public” parfois captifs (tels que les scolaires). Il est bâti pour durer, pour conserver des collections, pour les “exposer” auprès de visiteurs en nombre.

Pour se restructurer, certains musées adoptent le modèle de l’entreprise culturelle. Ils sont orientés sur des  objectifs de fréquentation et  font des succès de billetteries à renfort de prouesses architecturales, d’expositions block-busters et d’opérations de communication. Il s’agit de “rayonner” (une expression souvent utilisée) et d’attirer en masse des visiteurs-consommateurs, ou de touristes venus “faire le musée”. Au regard des résultats quantitatifs ce modèle fonctionne; les chiffres sont bons et de nouveaux musées de ce type ouvrent régulièrement.

Pour autant ce passage du musée-école vers le musée-entreprise ne remet pas en question la place réelle du visiteur dans la vie du musée. Le visiteur “usager” des musées “administrés” est peut être devenu le “visiteur-client” des musées “managés”, mais il reste le récepteur de propositions auxquelles il n’est pas partie prenante en amont. Les offres sont calibrées pour des objectifs de consommation dont la valeur n’est pas distribuée de façon ouverte et partagée par la “communauté des visiteurs”. Comme évoqué en introduction, cela reste souvent vrai pour les offres dites “participatives”.

Ces deux approches, qui s’opposent souvent de façon binaire entre les “marketeux” et les “anciens”, sont finalement similaires dans leurs approches. Qu’il s’agisse de “diffuser” ou de “rayonner”, ces postures dénotent une culture profonde du contrôle centralisé dans nos structures culturelles.

Les écomusées, ou les centres d’interprétation, structures associatives plus flexibles, semblent être plus à même de s’ouvrir d’avantage à leurs “communautés” de visiteurs. Les écomusées ont cette ambition de les intégrer dans leurs fonctionnements, de travailler avec elles sur le patrimoine du territoire, sur sa dynamique. Malgré tout,  il me semble que cela reste encore limité avec un mode de fonctionnement plus ou moins centralisé qui perdure.

L’émergence des communautés contributives devraient d’avantage attirer l’attention des musées. Par contraste elles interrogent  en profondeur leurs postures vis à vis des visiteurs. Elles donnent des pistes pour évoluer vers un modèle plus ouvert, moins focalisé sur les chiffres de fréquentation, avec d’autres critères, plus qualitatifs, d’impact et de pertinence dans leurs vies.

Imaginer les musées et des bibliothèques comme des plates-formes ouvertes et contributives

Et si les structures culturelles s’inspiraient des modes de fonctionnement en réseaux ouverts des communautés contributives ? Et si on imaginait les musées et les bibliothèques en plates-formes ouvertes de partage et de remixage pour “co-produire” une culture vivante ? Et si on imaginait des GLAMs où la contribution (mutuelle) par les membres de sa “communauté d’utilisateurs” constitue la ressource essentielle et dont la valeur ajoutée réside dans la création de savoirs communs ?

Et si on faisait évoluer les musées et les bibliothèques en propulseurs de biens culturels communs pour, et par, les citoyens-utilisateurs qui les font vivre ? A quoi ressembleraient des GLAMs, en mode Read-Write, ouverts aux communautés créatives ?

Pour aller dans ce sens les GLAMs doivent faire le premier pas en s’ouvrant le plus largement possible pour faciliter l’entrée et la mise en réseau. Une ouverture étendue de façon très large à plusieurs dimensions d’un établissement culturel : aussi bien en terme de contenus avec des licences qui permettent de se les approprier facilement, que de transparence dans le fonctionnement (le “code source” ouvert de l’établissement et de toutes ses activités, diffusé et libre d’utilisation). Une ouverture aussi bien en terme d’interfaces numériques (API) sur lesquelles des développeurs tiers peuvent se brancher pour interagir et apporter de nouveaux modules d’enrichissement, que d’interfaces physiques (espaces d’accueil, d’expositions…) où les personnes extérieures peuvent co-construire avec les personnes du musée de nouvelles propositions.

Se faisant, les GLAMs doivent déplacer leur autorité, dérivée du contrôle des contenus, vers la facilitation d’opportunités de co-création, et de co-édition de savoirs (et de savoirs-faire). Les GLAMs doivent faire le pari de l’abondance avec plus de tolérance pour les débordements et les ratages parfois utiles pour évoluer rapidement, dans le faire, vers des solutions innovantes. Les GLAMs doivent alors accepter de moins se focaliser sur la gestion des risques, et valider qu’il ne faut pas tout valider (à priori). Les GLAMs doivent finalement modifier leurs critères d’évaluation pour de nouveaux indices de développement à long terme des biens (culturels) communs.

Cette mutation implique de passer d’une logique “vitrine” à une logique “relationnelle” (en réseaux, en liens) de co-création. Elle implique de passer du musée rayonnant au musée “centré” visiteur et ouvert aux communautés contributives. Elle implique de déplacer son énergie de la captation centralisée vers la mise en réseau ouverte. Tout ceci implique de changer de modèle économique, de fonctionnement et d’évaluation.  Au final c’est la culture et la politique d’établissement de GLAMs qui sont impactés en profondeur.

Cette mutation ne peut pas se produire sous simple injonction hiérarchique d’une direction de musée ou de bibliothèque. L’initiative, la responsabilité de chacun, et la capacité à s’auto-organiser en fonction des besoins émergeant d’un projet sont essentiels dans un fonctionnement ouvert. Il doit susciter de l’adhésion avant tout, en faisant la preuve de son équité (je reçois en contribuant au pot commun) pour inspirer confiance et de son intérêt pour susciter l’envie de contribuer. Le frottement entre plusieurs types de fonctionnements peut “brouiller” la lisibilité des intentions. Il faut être vigilant sur les “règles du jeux” et veiller à ce qu’elles soient transparentes et négociables par tous les contributeurs, qui ont, de fait, acquis la légitimité de le faire.

Des musées-labos

Concrètement cette mutation pourrait être facilitée en intégrant des “zones d’autonomie” dans les musées et les bibliothèques : des laboratoires d’expériences (en ligne et sur place) ouverts et modulaires où les communautés créatives, en affinité avec les thématiques du lieu, pourraient venir développer leurs propres projets. Des points de rendez-vous où les amateurs ou professionnels (dont les acteurs du musées) peuvent faire connaissance avec des pairs partageant les mêmes intérêts qu’eux. Des “salons” où ils peuvent se retrouver, échanger sur leurs idées et leurs pratiques et faire émerger de nouveaux projets. Des “ateliers de bricolage” où ils peuvent les prototyper et les fabriquer ensemble. Autrement dit, changer les musées et des bibliothèques en plate-formes qui génèrent de l’affinité, de l’affiliation, et de la créativité.

Ces laboratoires d’expériences feraient le pari de l’hybridation par l’exemple et par la preuve de leurs résultats. Museomix est un exemple qui va dans ce sens. C’est une expérience pour tester des modalités d’ouverture du musée aux communautés créatives. Par son format événementiel Museomix est une “zone autonome temporaire” qui ne dure que quelques jours. C’est une façon de convaincre l’institution de lâcher prise, sur une durée limitée  “réconfortante”. Mais une fois la preuve par l’exemple faite que ces communautés sont désireuse d’entrer dans le musée, d’y prendre une place à part entière si le musée sait la laisser libre, l’ambition est d’inciter et d’inspirer de nouvelles formes qui s’installent dans la durée.

Changer pour des musées et des bibliothèques essentiels à nos vies

Mais pourquoi changer ? Changer pour ouvrir le musée et que chacun y trouve “sa place”. Mais changer surtout pour qu’au final le musée trouve sa place dans la vie de tout un chacun.

Face aux crises et aux mutations rapides qui s’imposent à nous, nous devrions être plus engagés pour que nos lieux publics culturels deviennent des outils au service des enjeux de notre époque. Nous devrions orienter nos musées et nos bibliothèques en espaces où nous pouvons nous “retrouver”, questionner qui nous sommes, qui nous avons été, et envisager ensemble ce que nous voulons devenir.

Dépositaires de nos savoirs et patrimoines partagés, ils  offrent un cadre privilégié et apaisé pour échanger en intelligence, susciter la curiosité et stimuler la créativité. Ni club fermés d’experts, ni cafés du commerce, les musées et les bibliothèques peuvent devenir des carrefours de rencontre avec des personnes hors de nos cercles habituels. Ils peuvent devenir des agoras pour échanger des idées nouvelles, bousculer nos certitudes, stimuler notre imagination.  Ils peuvent devenir des terrains d’expérimentation pour partager des expériences de co-création inédites et ouvrir de nouvelles possibilités d’invention de ce qui fait une culture partagée, une culture commune.

Faisons de nos musées et bibliothèques des outils de transformation culturelle avec un impact fort sur nos vies. Ils en ont l’opportunité, et la légitimité. Changeons les musées et des bibliothèques en plateformes pour co-produire des savoirs communs et surtout du sens commun.

Les communautés contributives ouvertes nous montrent une façon d’y arriver de façon plus agile.

 

A voir : références sur les Biens Communs sélectionnées par la BPI :

Ni solutions miracles à la crise, ni mouvement politique, la variété des expérimentations en communs témoigne du dynamisme de citoyens qui s’organisent pour s’intéresser à la valeur d’usage bien plus qu’à la valeur d’échange. Et si l’avenir se pensait en communs ?

Ni solutions miracles à la crise, ni mouvement politique, la variété des expérimentations en communs témoigne du dynamisme de citoyens qui s’organisent pour s’intéresser à la valeur d’usage bien plus qu’à la valeur d’échange. Et si l’avenir se pensait en communs ?

 

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