http://www.henriverdier.com/2016/04/pour-une-economie-politique-des-communs.html

Notre travail débouche ainsi sur le constat que ces caractéristiques propres aux communs de l’ère numérique sont à l’origine d’une nouvelle donne en termes d’économie politique. La séparation prénumérique entre le marché, les communs et l’Etat a perdu sa rigidité. Les formes d’alliances, de contribution, de mobilisation se diversifient. En particulier, de nouvelles formes d’action publique, fondées sur les communs numériques deviennent envisageables. C’est ce que nous testons par exemple avec la Base Adresse Nationale, mais aussi avec le projet Le.taxi ou avec Open Fisca. C’est ce que recherche l’ARCEP quand Sébastien Soriano, son président, annonce que « C’est vers ce rôle de cadre souple et facilitateur que notre régulation doit évoluer: Open Data, Crowdsourcing, régulation collaborative… Il nous faut apprendre à stimuler, mettre en capacité d’agir, dans une logique d’Etat-plateforme, et à travailler avec les communautés informelles de chercheurs, de programmeurs, etc. » En s’alliant avec la Multitude, notamment autour de grands communs numériques, la Puissance publique peut trouver de nouveaux chemins pour remplir sa mission : être durablement la puissance du public.