Open Food Facts, le wikipédia des aliments

avril 26, 2013 dans Non classé

CaptureOpen Food Facts est un projet collaboratif répertoriant les produits alimentaires du monde entier afin de créer une base de données libre et ouverte. Nous saluons cette initiative dont Stéphane Gigandet l’instigateur a trouvé intéressant de la faire coïncider avec la date de la Food Revolution Day le 17 mai. Open Food Facts a été créé le 19 mai 2012 et nous allons bientôt  souffler sa première bougie.

Ce projet s’insère totalement dans notre manifeste touchant aux conditions d’appropriabilité de l’information. C’est contre ces enclosures qu’il nous faut nous élever, en ayant à l’esprit que les enclosures peuvent aussi bien être le fait du monde marchand que du monde non marchand.
Le point 5 du manifeste de SavoirsCom1 est clair à ce sujet :

5. L’ouverture des données publiques dans des conditions qui évitent les enclosures doit favoriser des cercles vertueux. Quand il s’agit de favoriser le développement de nouveaux modèles d’affaires, cela doit se faire dans des conditions de “partage à l’identique” où ce qui est créé et vendu de manière exclusive ne doit pas être la ressource mais les services qui lui sont associés.Le point 9 prècise notre position sur l’Open Data9. Placer les biens communs au cœur des modèles économiques de l’information. Le collectif promeut une approche complexe des écosystèmes informationnels…

Je vous suggère d’écouter l‘interview de Stéphane Gigandet accordée à Rebecca Armstrong dans l’émission Le Ton Libre le 7 mars dernier. A ce jour près de 8000 produits sont référencés et nous vous invitons à collaborer à ce superbe projet!

7782 products:

Français - 6415 produits
Español - 1022 productos
English - 121 products
Deutsch - 102 Produkte
Português - 47 produtos
Polski - 24 products
Nederlands - 14 products
Italiano - 13 prodotti
العربية - 9 المنتوجات
Chinois - 8 products
Tiếng Việt - 5 products
Русский - 2 продукты

Vous pouvez également vous rendre sur les pages Facebook en français, arabe, espagnol, portugais et anglais ou encore sur Twitter ou Google + afin d’obtenir plus de renseignements. Rien de difficile, vous avez toutes les informations sur leur site, vous pouvez télécharger une application  iPhone ou Android et le tour est joué. Même pas besoin de vous déplacer dans un premier temps. Faites le tour de vos placards, souvenez-vous où vous avez fait l’acquisition de votre paquet de nouilles, de votre boite de choucroute garnie et en 5 minutes vous êtes contributeur(trice).

Capture
Une boite de sachets de thé vert…

Qu’attendez-vous ? La prochaine insomnie ?

Un dernier mot pour vous parler de Food Revolution Day. Ces données, une fois récoltées peuvent être utiles à bien des égards, et Stéphane Gigandet s’en est aperçu à travers son site regroupant plusieurs milliers de blogueurs de la place du sucre, du diabète… dans les aliments. Un petit jeu créé avec les données d’Open Food Facts.

La Fondation Jamie Oliver  est à l’origine de Food Revolution Day, journée mondiale d’action pour promouvoir, éduquer et valoriser tous ceux qui se battent pour une alimentation plus saine et ainsi se reconnecter avec la nourriture.

Cette base de données collaborative peut servir à ce genre d’initiatives. Tout comme Wikipedia permet à des élèves, mais aussi à nous adultes, d’avancer et d’agir grâce à des connaissances supplémentaires, profitons de ce genre d’opportunité qui nous est offerte. En 2012 1000 manifestations dans 664 villes et 62 pays se sont déroulées.  Soyons innovants!

Prenons Date pour le 17 mai et avant, en avant les données…

Ce que SavoirsCom1 a dit aux députés sur les #accordsbnf

avril 18, 2013 dans Non classé

La semaine dernière Lionel Maurel et Silvère Mercier sont intervenus auprès de la commission culture de l’Assemblée Nationale au sujet des Accords d’exclusivité passés par la Bibliothèque Nationale de France avec des partenaires privés concernant la numérisation du domaine public.

Voici la vidéo intégrale de leur intervention suivie de l’audition de Bruno Racine, Président de la BnF. Le compte-rendu intégral de ces auditions est disponible librement sur le site de l’Assemblée Nationale.

Nous remercions Monsieur Patrick Bloche, Président de la Commission et Mesdames et Messieurs les députés de nous avoir accordé cette audition et pour l’attention qu’ils nous ont porté. Nous remercions tout particulièrement Madame Isabelle Attard et Monsieur Marcel Rogemont pour leur soutien exemplaire à la transparence démocratique et leur participation à la dénonciation des enclosures commerciales imposées aux oeuvres du domaine public numérisé via la BnF.

A ce jour les accords qui devaient être « à la disposition des assemblées parlementaires qui en feraient la demande«  selon la Ministre de la Culture et de la Communication ne le sont toujours pas.

SavoirsCom1 auditionné par l’Assemblée Nationale sur la numérisation exclusive du domaine public

avril 8, 2013 dans Enclosures, Non classé

Il y a plus de trois mois, le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) annonçait officiellement le partenariat public-privé (PPP) entre la BnF et les sociétés ProQuest, Believe Digital et Memnon. Une opposition à ce Partenariat Public-Privé (PPP) s’est développée au fil des semaines dénonçant d’une part l’absence de transparence et  d’autre part les conséquences dramatiques de cette privatisation d’une partie du domaine public.

Où en sommes-nous aujourd’hui?  Après plusieurs appels, le MCC et la BnF restent sourds aux sollicitations. La contestation a pourtant reçu le soutien de plusieurs parlementaires dont Marcel Rogemont, Isabelle Attard et Françoise Guégot qui demandent des explications à Madame la Ministre sur ce PPP.
Devant l’opacité persistante sur cette affaire, SavoirsCom1 a sollicité la représentation nationale pour une audition. Cette demande a été acceptée par M. Patrick Bloche, président de la commission des Affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Lionel Maurel et Silvère Mercier, co-fondateurs du collectif SavoirsCom1 seront auditionnés mercredi 10 avril 2013 juste avant l’audition du Président de la Bibliothèque Nationale de France. Cette audition sera ouverte à la Presse et diffusée en direct sur la site de l’Assemblée Nationale. Nous nous réjouissons de cette occasion d’interpeller les parlementaires sur cette affaire.

Du nouveau dans l’affaire des #AccordBnf : les éditeurs gagnants, les bibliothécaires et les citoyens pris pour des truffes!

février 18, 2013 dans Non classé

SavoirsCom1 considère que malgré les déclarations de Bruno Racine dans la presse et la tentative de « pédagogie » proposée aux associations de bibliothécaires, rien n’est réglé dans ce qu’il faut désormais appeler l’Affaire des Accords BnF (#accordsbnf sur twitter).

Les Accords avec les firmes privées n’ont toujours pas été publiés malgré une véritable Isabelle Attard (Écologiste, Calvados) et une de l’opposition : Françoise Guégot (Union pour un Mouvement Populaire – Seine-Maritime) ont été directement adressées au gouvernement dans cette affaire.

Mais il y a pire. Actualitté vient de révéler que la situation est encore plus grave que ce qui a été commenté jusqu’à aujourd’hui. En effet :

Un document interne publié aujourd’hui par Actualitté dévoile en effet que la BnF s’apprête à utiliser ses propres chaînes pour numériser les 10 000 premiers ouvrages indisponibles. Or ce marché de numérisation, passé auprès des sociétés Jouve-Safig-Diadéis, n’avait pas à l’origine été conçu pour accueillir de tels ouvrages, mais bien des livres du domaine public, afin qu’ils soient rendus accessibles en ligne via Gallica, sa bibliothèque numérique.

(…)

ces ouvrages indisponibles n’ont pas vocation à être mis en ligne, mais à être vendus via une Société de Projet, aux simples particuliers ainsi qu’à des « bibliothèques clientes », comme l’indique le document

(…)

Mais si la BnF manque d’argent pour numériser le domaine public, comment se fait-il qu’elle décide de numériser entièrement à ses frais, sur les crédits du CNL, 10.000 livres indisponibles, amputant d’autant au passage la part à consacrer au domaine public ? Ce faisant, elle offre aux éditeurs français un immense cadeau, car sans cette manne providentielle, ces 10.000 premiers indisponibles auraient dû être numérisés avec l’argent des Investissements d’avenir, impliquant à terme un remboursement. Les éditeurs dans ce dispositif sont triplement gagnants : ils conservent par la loi leurs droits sur les ouvrages, alors qu’ils auraient dû retourner légitimement aux auteurs pour défaut d’exploitation ; la numérisation des fonds est entièrement prise en charge par la BnF, sur des fonds publics ; la commercialisation des ouvrages leur assurera un retour financier, via une société de gestion collective (certainement la SOFIA, en tout état de cause).

(…)

Et les bibliothèques ?

Ces dernières vont être les grandes perdantes dans cette affaire, car elles se voient doublement, sinon triplement, spoliées. La BnF préfère numériser des oeuvres indisponibles plutôt que leurs collections d’oeuvres du domaine public. Elles sont aussi les cibles commerciales visées par la base de données ProQuest, avec une part des bénéfices reversée à la filiale BnF-Partenariats, alors que partout ailleurs en Europe, ProQuest a offert un accès gratuit aux corpus dans le pays d’origine. Et le document publié aujourd’hui nous dit qu’elles sont également envisagées comme des « clientes » pour l’achat des livres indisponibles !