Qui agit pour nos libertés numériques

décembre 14, 2014 dans Veille du collectif par SavoirsCom1

http://www.framablog.org/index.php/post/2014/12/12/qui-agit-pour-nos-libertes-numeriques

Nous avons stoppé ACTA. Nous avons stoppé SOPA, PIPA. Nous travaillons à stopper le TTIP. Nous sommes présents dans certains parlements. Parce que c’est ainsi que nous travaillons désormais. Internet fait partie de la vie de tous les jours, nous ne pouvons plus jouer aux activistes sauvages et faire comme bon nous semble. Nous devons agir de façon organisée. Nous devons écouter les autres personnes. Il ne s’agit plus du Far West. Alors nous nous rangeons en ordre de bataille. Et nous discutons. En attendant, nos opposants deviennent de plus en plus forts. Ils ont déjà corrompu leurs amis politiciens pour nous rogner les ailes. Nous jouons sur leur propre terrain et nous voulons vraiment obtenir notre dû, nous en avons fait plus que n’importe qui. Dans le même temps, plusieurs accords du type de ACTA/SOPA/PIPA/TTIP sont passés sans que nous en sachions quoi que ce soit. Nous stoppons un accord et trois passent inaperçus. Malgré notre victoire à la Cour suprême européenne, nous devons toujours nous battre contre la rétention des informations. C’est un combat sans fin.

Kindle Unlimited un Netflix du livre lancé par Amazon en France

décembre 12, 2014 dans Veille du collectif par SavoirsCom1

http://www.numerama.com/magazine/31559-kindle-unlimited-un-34netflix-du-livre34-lance-par-amazon-en-france.html

C’est fait. Cinq mois après l’avoir lancé aux États-Unis, Amazon vient d’ouvrir son service Kindle Unlimited au public français. Pour 9,99 euros par mois, la plateforme propose un accès illimité à plus de 700 000 ouvrages (mais dont seule une fraction – 20 000 – est disponible en français). Avec cette formule, Amazon cherche tout simplement à devenir le « Netflix du livre ». En effet, le Kindle Unlimited repose sur le principe de l’abonnement donnant un droit d’accès à un catalogue. Des offres de ce type existent déjà dans le domaine de la musique ou de la vidéo, sauf qu’ici il est question de littérature. Dans ce modèle économique, l’usager ne paie pas pour obtenir une copie de l’œuvre mais pour y avoir accès. Lorsque l’abonnement s’arrête, il n’a plus le droit d’en profiter.

Livre numérique en bibliothèque une démission de la politique de lecture publique

décembre 12, 2014 dans Veille du collectif par SavoirsCom1

http://scinfolex.com/2014/12/12/livre-numerique-en-bibliotheque-une-demission-de-la-politique-de-lecture-publique/

Ce qui me choque le plus dans cette affaire, c’est le « decorum » mis en place lors de ces Assises des bibliothèques pour annoncer en grande pompe un accord qui traduit en réalité une véritable démission de la politique de lecture publique. Et tout cela est encore plus croustillant lorsque l’on sait que le Ministère de la Culture avait annoncé que 2014 serait « l’année des bibliothèques » ! Il n’y a cependant pas de fatalité et les choses sont encore loin d’être jouées. Si la piste d’une réforme législative est barrée en France, le changement pourra venir du niveau européen, que ce soit par la jurisprudence de la CJUE ou dans le cadre de la réforme de la directive sur le droit d’auteur annoncée pour 2016. L’ABF dans son communiqué rappelle qu’elle continue à soutenir la campagne « Legalize It » lancée par EBLIDA, qui vise à faire consacrer le droit pour les bibliothèques à mettre à disposition des livres numériques. Des travaux sont également engagés au niveau international à l’OMPI, où un traité sur les bibliothèques est en cours de négociation. Mais d’ici-là, les bibliothécaires ont une responsabilité collective dans la manière dont le livre numérique se déploiera dans nos établissements. En effet, c’est avec leurs budgets que les bibliothèques votent et qu’elles peuvent aussi façonner l’avenir. Cet accord a beau être non contraignant, il peut aussi être utilisé comme un étalon à l’aune duquel juger les offres qui sont faites aux bibliothèques. Si des licences proposées par les éditeurs ou les e-distributeurs ne sont pas conformes aux principes énoncés dans ce texte, les établissements ne devraient tout simplement pas y souscrire.

Le futur des bibliothèques publiques au 21ième siècle : Créer des capabilités humaines pour les droits humains

décembre 12, 2014 dans Veille du collectif par SavoirsCom1

http://bibliomancienne.com/2013/08/24/le-futur-des-bibliotheques-publiques-au-21ieme-siecle-creer-des-capabilites-humaines-pour-les-droits-humains/

Le soutien de la bibliothèque à la sphère publique consiste à assurer la disponibilité et l’accès à l’information ainsi que de la médiation que requiert le partage des communs : « The rôle of public library collection development so that librarians ensure that materials are available to meet the needs and interests of all segments of their communities continues to be an important way that the public sphere continue to be enhance. » (Budd and Wyatt, Do You Have Any Books On… » An Examination of Public Library Holdings, 2002) C’est par ce biais que la bibliothèque publique, selon McCook en 2004, participe à la création de l’opinion publique, à la construction de la communauté en favorisant un dialogue authentique entre les citoyens qui soit propice à l’action politique. Une autre tendance affecte la sphère publique de manière plus tangentielle : le sentiment d’appartenance ( Sense of Place). Selon McCook, la bibliothèque publique peut contribuer à créer un sentiment d’appartenance qui transcende les nouveaux développements impersonnels, les lieux commerciaux, etc. et qui aident la communauté à bâtir son identité et préserver son caractère distinctif. Il faut encourager, dit-elle, la « création d’espaces publiques qui sont de véritables places communautaires », des « tiers lieux » aptes à favoriser la sphère publique et la vitalité démocratique. Ce défi suppose des ressources appropriées de même que des lieux de rencontre, des forums, des espaces collaboratifs, des agoras, des plates-formes d’échanges tant physiques que, il va sans dire, numériques.