http://www.internetactu.net/2013/10/28/ouf-la-france-est-ecoutee-par-la-nsa/

« La question est : que fait-on maintenant, nous, les citoyens ? Je vois au moins trois solutions : On utilise le seul levier à notre disposition pour lutter : la loi. On lance, à l’échelle internationale, un vaste mouvement pour l’encadrement de la surveillance sur les réseaux. Une sorte d’équivalent du droit de la guerre. Mais on voit bien, même en le disant, les nombreux obstacles auxquels se heurterait un tel mouvement. Le premier étant que l’espionnage s’inscrit toujours en marge du droit de la guerre (ce qui fait qu’on espionne aussi ses alliés) et que le renseignement intérieur est par essence en contradiction avec la démocratie. On prend acte, on arrête de pousser des cris d’orfraie et on se met au travail. On quitte les gros réseaux, on se met au logiciel libre, on migre vers des réseaux cryptés. Ils existent, ces réseaux. Ça ne garantit pas de tout, mais ça complique le travail des surveillants. Il faut apprendre, ça prend du temps, de l’énergie, mais après tout, conduire une voiture aussi ça s’apprend. On décide de s’en moquer. On se dit que 70 millions de données téléphoniques enregistrées en un mois, c’est une masse gigantesque, que, même avec des algorithmes très élaborés, ce qui sort doit être grossier, que l’espionnage et la surveillance ont toujours existé, qu’il y a dans ces systèmes de récoltes massives de données une sorte de croyance naïve qu’il sort une vérité de ces données. A titre personnel, j’oscille continuellement entre ces trois positions. Et me demande si elles ne comportent pas chacune une part de vérité. » «