Je pense qu’il faut plutôt penser la redistribution de la richesse produite. Il faut redonner aux « commons » [ndlr. A la communauté, en
tant que productrice de bien communs], ce que les « commons » ont produit. On peut prendre l’exemple de la fiscalité numérique. On reconnait que les données personnelles des utilisateurs produisent de la valeur pour des entreprises, il faut donc penser un système fiscal pour lever des impôts proportionnels aux richesses créées par les données personnelles des utilisateurs. C’était l’idée par exemple du rapport Colin et Collin, rendu à Bercy en 2012. Il disait que comme il est impossible pour l’heure de lever des impôts sur les géants du Web parce qu’il y a un problème de territorialité, ce sont des entreprises américaines installées dans des paradis fiscaux. Les données personnelles des utilisateurs produisent de la valeur pour des entreprises, il faut donc penser un système fiscal pour lever des impôts proportionnels aux richesses créées par les données personnelles des utilisateurs. Des millions de Français travaillent tous les jours pour Google, Google devrait donc payer des impôts en proportion.