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«  »Il n’est pas possible aujourd’hui d’envisager le développement des différentes pratiques numériques de l’open data sans faire de la protection de la vie privée une question centrale », a expliqué mercredi le sénateur Gaëtan Gorce (Nièvre, PS), rapporteur avec le sénateur François Pillet (Cher, UMP) d’une mission d’information sur le sujet. Un rapport sénatorial présente vingt propositions pour améliorer la protection de la vie privée. Car, si la loi interdit de publier les données personnelles, le numérique et le traitement des données permettent par des recoupements de retrouver l’identité d’une personne. Et ce même si son nom et son domicile n’apparaissent pas dans un fichier mis en ligne par une administration ou une collectivité. « Dans le domaine de la santé, avec le nom d’un hôpital, une date de naissance et un code postal, on peu t identifier une personne à 89% et dans 100% des cas si le malade a été hospitalisé deux fois », a cité en exemple Gaëtan Gorce. « Il faut donc corriger ces insuffisances », dit-il en parlant d’une forme de « négligence », voire « d’improvisation » sur le processus de mise à disposition des données publiques et la protection des données personnelles. « Si on ne cherche pas dès aujourd’hui à concilier ces deux impératifs, on entravera à coup sûr la démarche qui a été engagée », ont fait valoir les sénateurs. »