http://www.numerama.com/magazine/30998-pourquoi-free-fait-de-netflix-un-cas-d-ecole-pour-proteger-son-modele.html

Pour la partie « Internet » qui ne rémunère qu’à la marge, Free milite depuis de nombreux mois pour un renversement du modèle tarifaire du peering, pour généraliser le peering payant, sur le modèle des « terminaisons d’appel » qui existent dans la téléphonie. Il sait qu’il reçoit beaucoup plus qu’il n’envoie, et qu’il sera donc très largement gagnant. Tous les services paieraient à due proportion de la consommation de bande passante qu’ils génèrent, quand bien même les internautes payent aussi pour avoir accès à ces services. C’est dans cette optique que Free a signé un accord avec Hopus.net, qui se veut être une plateforme d’intermédiation rémunératrice entre les FAI et les hébergeurs de contenus. A la différence d’un transitaire traditionnel, Hopus rémunère les opérateurs en leur versant une commission sur les facturations d’interconnexion, et affiche des tarifs transparents. Orange, SFR et Bouygues ont également signé des accords avec Hopus. Si ce modèle s’impose, les opérateurs pourraient lâcher du lest sur la neutralité du net, qu’ils auraient moins d’intérêt à combattre, puisque le déséquilibre des flux serait enfin à leur avantage. Mais il reste encore un très long chemin à faire avant que des Google, Facebook ou Netflix acceptent de passer par un Hopus.net ou équivalent pour accéder aux abonnés. Est-ce même souhaitable ? Le débat est ouvert.